P0urquoi ma Plus grande inspiration c'est Lui?
Ces nombreuses pages ne forment que le contour de son corps. On a commencé par son c½ur. Juste l'écho de ses battements. Il me fallait l'écrire pour encore l'entendre. Ou pour tout simplement le faire sortir de ma tête. J'ai mis d'abord son c½ur. Parce que malgré tout le mal qu'il me faisait, j'en avais encore besoin. Je tuais mon moi à chaque respiration. Son c½ur venait de bousiller le mien. J'étais contaminée. Plus les jours passaient, plus je sombrais. Notre histoire m'emprisonnait. J'étouffais.
Son souffle résonne Encore parfois quand je cligne des yeux. Mes sentiments enflamment encore mon sang d'heure en heure. Un trop plein de lui. Mais également un trop peu de lui.
Au fil des pages. Au fil des mois. J'ai commencé à afficher son sourire. Son regard. Ses mains. En essayant de tout extérioriser.En Menant un combat terrible aux fins fonds de mes entrailles. J'ai relevé la tête pour replonger dans nos souvenirs. Ce souffle de désespoir est totalement suicidaire. Je me lance à corps nu dans ce champ de bataille. Là où j'ai perdu des lambeaux de c½ur. De rêves. Et de vie.
Mais bizarrement, je sais que quand tout ça sera finis j'en ressortirais encore plus vivante. A ce qui paraît, ce qui ne tue pas nous rend plus fort. A force de vous jeter cette réalité en plein dans les yeux, j'espère faire naître une étincelle d'espoir. L'espoir qu'un jour je puisse parler de cette histoire. Sans regrets. Sans douleur. Le fait de prendre, de ma mémoire, l'éclat de ses yeux, la chaleur de sa voix, la douceur de ses doigts m'aura permis de faire de nous deux personnes. Distinctes. Avec une histoire commune. lui rendre sa vie. Le poser sur sa propre route. Et me laisser continuer la mienne.
Ca ne se fait pas en un jour. La Preuve . . . Et encore moins en un an. Vous l'avez certainement remarqué. Quand je m'attache, c'est un peu comme une promesse que je fais. Que je veux tenir. Jusqu'au bout. Il n'est écrit nulle part à partir de quand il faut lâcher. A partir de quand ça devient possible de laisser partir. Les gens qu'on aime. Je Patauge beaucoup. Croyant m'en sortir à chaque fois que je fais trois pas sans tomber. Mais les chutes se succédent . . .
Ce sont ces moments-là les pires.
On se croit forte. On se balade le c½ur blessé. Sans peurs et sans armures. On a l'impression qu'on ne peut plus descendre si bas. Que le pire est passé. Qu'on est saine et sauve. On crie haut et fort qu'on a réussi. Qu'on l'a tué. Ecrasé en mille morceaux. Mais son souvenir rode. Et nous surprend quand on s'y attend le moins. Il s'attaque au manque. Alors on s'effondre. Plus de souffle au c½ur.
Ma plus grande inspiration c'est lui. Il oxygéne mes textes comme il a oxygéne ma vie. Je Le suis, Malgré tout, dès qu'il Revient. Mais Un jour , je sais que quand notre histoire aura touché sa fin, L'or que j'aurais au creux de mes jOues, Sera là . . . Grâce à une seule personne . . .
Lui*.